Emma Bovary

i quoi?

Je l'ai, je l'ai!!!

Après de longues heures à étudier les subtiles allusions que je pourrais faire à ma famille pour leur faire comprendre que je voulais qu'on me l'offre, les miens ont enfin percuté, et pas plus tard que la semaine passée, j'ai vu arriver devant moi un petit paquet tout menu mais d'une rectangularité ravissante. J'ai quasiment déchiré le papier avec les dents! Et il m'est apparu. Aussi mince que Kate Moss, d'un bleu électrique envoûtant, mon tout nouvel iPod nano me regardait du plus profond de sa molette blanche. Moi, l'oeil humide, j'ai ouvert son joli écrin transparent, et je l'ai pris au creux de mes mains comme un oisillon tombé du nid.

Je l'ai présenté à mon bébé mac. Ils ont tout de suite sympathisé, ils sont maintenant copains comme cochons. Régulièrement, je leur organise des rendez-vous et bébé mac alimente iPod chéri avec tous les morceaux exceptionnels que je leur ai sélectionnés. Depuis, iPod chéri grossit de jour en jour, mais comme il a un métabolisme particulièrement efficace, rien ne se voit, et il garde sa jolie ligne.

iPod chéri est aujourd'hui devenu mon fidèle compagnon dans toutes mes aventures! Je l'ai attendu longtemps, mais maintenant je l'ai! Me voilà enfin dans l'iPod community. C'est incroyable comme ce tout petit appareil peut déchaîner les passions. Tout le monde a un iPod, et ceux qui n'en ont pas en veulent. Je me rappelle pas un produit en particulier qui ait suscité à ce point-là des convoitises. Il y a un véritable phénomène de société autour de ce petit truc. Et vous, vous avez une explication? Le iPod, vous en pensez quoi, vous en avez un, vous en voulez un?

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LA question à cent francs


Je vous dirai pas où je l'ai piqué, il y a au moins quarante-six possibilités de toutes façons. Mais depuis le temps que je le vois partout, je me suis dit que j'allais m'y mettre aussi. Bonne lecture!

1)Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne:
"A New York, Kirsten Dunst est allée shopper dans le magasin à petits prix et s'est amusée à brandir son shopping bag griffé de la marque rouge à la sortie." C'est pas un bouquin, c'est le Elle de cette semaine, mais j'y peux rien, c'est ce que j'avais sous la main.

2)Sans vérifier, quelle heure est-il?
22h05

3)Vérifiez:
22h11. En général je suis plus précise que ça, mais là, ce doit être la fatigue...

4)Que portez-vous?
Mon pijama! Soit un pantalon bleu marine à carreaux tout mou et tout large, et un t-shirt à manches longues bleu marine. Pas très glam, mais ultra confortable!

5)Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Le film du dimanche soir sur TF1, à savoir "Haute voltige". Y a pas à dire, Sean Connery, il a la classe! D'ailleurs, je suis toujours en train de le regarder, j'ai cette faculté typiquement féminine de pouvoir faire plusieurs choses à la fois.

6)Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
Celui de la télé, pardi!

7)Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Je suis allée m'acheter des nouvelles lunettes! Mes anciennes étaient tellement vieilles que non seulement je ne voyais plus rien avec (heureusement que j'ai aussi des lentilles!), mais qu'en plus, la monture me donnait un air de première de la classe, si vous voyez ce que je veux dire. Donc j'ai de yeux tout neufs, je suis super contente!

8)Avez-vous rêvé cette nuit ?
Je reviens d'une semaine pendant laquelle j'ai dormi maximum 4 heures par nuit. Donc depuis trois jours, je dors comme une souche. Et si j'ai rêvé, je ne m'en souviens pas.
9)Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ouhlà! Si vous croyez que je tiens les comptes! Je ris bien trop souvent pour ça.

10)Qu'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes?
Je suis chez mes parents, dans ma chambre de jeune fille, donc aux murs, il y a plein de cartes postales, billets avec des citations à 2 balles, photos de mes potes, etc. Bref, tout un chenil que j'ai mis quand j'étais ado et pas très futée! Ah oui, il y a aussi une toile que mon père m'a fait choisir dans sa collection de tableaux quand j'avais douze ans, et qui représente les jardins d'un château.

11)Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Pfff... Je sais pas, moi! Comme ça, je dirais une grande maison pour mes parents. Ensuite, je me ruerais sur les boutiques!!

12)Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Little miss Sunshine. Un vrai petit trésor cinématographique, peut-être le meilleur film que j'aie vu. Si si, je vous jure. Courez vite le voir si c'est pas encore fait!

13)Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
J'ai complété un questionnaire que j'avais commencé hier soir. Bizarre non?

14)Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Le premier auquel je réponde. Jusque là, j'avoue, je trouvais ça débile et narcissique. Mais depuis, j'ai créé un blog où je raconte ma vie, donc niveau narcissique, je pense que je peux me la fermer...

15)Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :
Il est bientôt 10h et je ne suis pas encore habillée!

16)Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? Sarah. Je sais, c'est plutôt banal et même vachement rebattu, mais j'ai un truc avec ce prénom. Il y a toujours quelque chose qui me fait y revenir. C'est le prénom de l'héroïne de mon livre préféré de quand j'étais petite fille, c'est un prénom juif (et j'adore tous les prénoms juifs, je trouve qu'ils ont une portée étonnante), et encore tout un tas de petites choses qui font que je suis attachée à ce nom.

17)Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Franchement, je sais pas. Déjà petite, j'avais du mal à trouver des prénoms masculins pour mes poupées. Du coup, j'avais que des poupées filles!

18)Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ? Je pense peut-être partir finir mes études quelque part à l'étranger, je ne sais pas encore très bien où. Mais probablement que ce ne serait que temporaire, alros je ne sais pas si ça compte.

19)Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je te l'avais bien dit, que j'existais!

20)Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? Peut-être la bêtise humaine. Sans elle, on avancerait beaucoup mieux. Mais je suis d'accord, ça et la politique, ça va avec, donc joker.

21)Aimez-vous danser ? J'adoooore! Que ce soit en soirée quand je ma lache après quelques verres, ou toute seule dans mon salon avec ma musique, ou encore quand je prenais des cours de danse classique... J'adore la danse sous toutes ses formes, je trouve que c'est un des plus beaux moyens d'expression.

22)Georges Bush ?
Cf question 20...

23)Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ? Le film du dimanche soir avec Sean Connery! Combien de fois faudra vous le dire!

24)Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Qui m'aime me suive! D'accord, c'est facile, mais y a aucune raison que je désigne quelqu'un en particulier.


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Deux par deux

Bon. C'est pas pour me faire plaindre, ni pour me la jouer coup de déprime après la note précédente où je vous racontais comment de toutes petites choses pouvaient me rendre heureuse, mais... il y a quand même un petite ombre au tableau.

J'étais aujourd'hui à une petite fête de famille, avec mes grands-parents, mes cousin(e)s, mes oncles et tantes, et tout le toutim. J'adore ces peties fêtes, vraiment. C'est tout simple, on se contente de se réunir autour d'un buffet canadien, y a pas de pression, pas de complication, on aime juste se retrouver de temps en temps, et ça fait du bien. Mais là, quand même, je dois avouer que j'ai eu un petit coup au coeur. On était là, à parler ragots, potins, et tout et tout entre cousins, et on parlait de M. qui vient d'emménager chez son copain, de B. et de T. qui sont en couple depuis bientôt 10 ans (et ils ont même pas 30 ans!), de M. (une autre) qui va partir à l'autre bout du monde rejoindre son amoureux à elle, etcaetera, etcaetera. Même R. ma petite cousine de 14 ans avait amené son petit ami pour le présenter à la famille!! Vous y croyez?

Et à un moment donné, tout le monde s'est retrouvé à deux, chacun complètant quelqu'un d'autre. Mes grands-parents comme au premier jour, et tous les autres, jeunes couples ou maris et femmes. Et moi, tout à coup, je me suis sentie bien seule...

Ce n'est pas une situation qui me pèse à proprement parler, je ne fais pas partie de ces gens qui ne supportent pas d'être seuls. Mais c'est vrai que parfois, j'aimerais bien moi aussi avoir quelqu'un avec qui partager ces petits moments d'intimité même en public, quelqu'un qui me chuchoterait des petites choses drôles quand l'ambiance familiale commence à plomber, quelqu'un qui serait rien qu'à moi de temps en temps.

Et dans ces moments-là, je pense à A. que je verrais vraiment très bien dans ce rôle attentif et bienveillant, qui pourrait me compléter aux fêtes familiales, et même aux autres, que je pourrais retrouver quand il me manque trop, et avec qui je pourrais partager ces petits moments de complicité, d'intimité réservés aux couples heureux... A. à qui, évidemment, je n'ose rien dire, à qui j'ai même peur de montrer la moindre once d'intérêt, tellement je suis une handicapée des relations humaines. A. qui me manque quand je ne le vois pas, A. à qui je pense au moins douze fois par jour.

Enfin bref... mon but n'est pas de m'étendre sur tout ça. Mais je voulais juste exprimer ce sentiment, petit, fugitif que l'on peut ressentir quand on est seule au milieu de couples adorables. Ce sentiment qui n'a rien d'envieux ni de désespéré, mais qui fait quand même un peu mal quand il passe.

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A cup of tea?

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Petites choses qui ont illuminé ma journée pourtant pas forcément très folichonne au départ:

  • J'ai acheté des crayons de couleur! Ne vous méprenez pas, je suis pathétiquement nulle en dessin. Non, si j'en avais besoin, c'est pour une raison tout à fait indispensable. J'ai récemment acquis un nouvel agenda pour l'année 2007 (je m'y prends à l'avance, mais j'ai pas pu l'avoir l'année passée, je m'y étais prise trop tard, alors j'ai anticipé). Un très joli agenda tout noir, tout fin, tout classe, tout sobre. Je l'adore! Sauf que les pages sont très fines. Alors les barbouiller avec des stylos qui transpirent sur la semaine d'après, ça faisait vraiment moche. Du coup, j'ai décidé de noter mes rendez-vous en couleur. Lumineuse, cette idée! Je varie les crayons, et ça contraste avec le noir de l'agenda. Ca fait super joli, c'est tout mimi, je suis ravie!

  • J'ai découvert un thé incroyable! Je devrais avoir honte de l'avouer parce qu'il ne vient pas d'un petit magasin où on trouve des jolis sachets, des tasses ravissantes et tout et tout. Non, en fait, c'est bêtement du Lipton, et je l'ai acheté chez Champion. Hooo! Ouiii, je sais, ce n'est vraiment pas emmabovarien, comme truc, mais laissez-moi vous parler de ce thé. D'abord, son nom: Russian Earl Grey! Il faut savoir que dès que je vois écrit "Russie" quelque part, je fonce. Cherchez pas, c'est comme ça, un jour je vous parlerai de mon amour de ce pays. Ensuite, le packaging: la boîte, carrée toute bête comme tous les thés Lipton, est bleue mi-nuit mi-roi, très belle avec une petite église russe dessinée en blanc et doré, et en fond, des motifs cashmeer tout orientaux. Déjà rien que tout ça a fait que j'ai mis la petite boîte dans mon panier rouge. En rentrant chez moi, j'ai ouvert l'emballage et je n'ai pu retenir un "Hoooo" attendri. En fait de sachets banals, la boîte est remplie de sorte de filets blancs en forme de petites bourses qu'ils appellent très élégament mousselines. C'est adorable, j'en sautillait sur place! Enfin, je dois quand même préciser que ce thé, en plus d'être joli comme tout, est vraiment délicieux. Sur la boîte, c'est marqué: "thé en feuilles aromatisé bergamote et agrumes". Je me méfie généralement des thés aux agrumes. Ca peut être très bon comme tout à fait imbuvable. Là, je dois dire, la note d'agrumes est très délicate. On sent bien le thé noir, mais il est un peu acidulé, c'est vraiment bon!

  • J'ai vu mes premiers arbres oranges! J'adore l'automne, c'est vraiment ma saison préférée. Et quand il fait beau au mois d'octobre, c'est pas pareil que les autres mois. Je déraille pas, je vous jure que la lumière est différente. Plus dorée, plus intense. Et sur la place de la mairie de mon bled, il y a des petits arbres encore tout jeunes, aux troncs tout fins. Et ben leurs feuilles étaient toutes oranges, tirant un peu sur le rouge! Dans le soleil, c'était superbe!

  • Enfin, last but not least (anglophile mais pas anglophone, c'est tout moi!), je porte aujourd'hui mon tout nouveau pull col roulé Soft Grey couleur "corail"! J'en ai déjà parlé, mais jamais encore mis. C'est chose faite, et je vous jure que porter cette couleur et cette matière à même la peau (laine-cachemire-soie, rien que ça), c'est vraiment jubilatoire!

Je vous l'avais dit. Aujourd'hui, il n'en fallait pas beaucoup pour me rendre heureuse! Les petits plaisirs de la vie, c'est mon credo, ma devise, mon lifestyle (english, my friend...) Etant de nature assez lunatique, ils me permettent d'équilibrer mes humeurs, je crois que sinon, je serais invivable. Déjà que...

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Guilty or not guilty?

La culpabilité, vous connaissez? Cette espèce de poison qui s'infiltre dans toutes vos veines et jusque dans votre cerveau... Et bien j'ai pire: la culpabilité heureuse! C'est quand vous savez que vous devez vous sentir coupable, mais qu'en fait, vous êtes pleinement satisfaite de ce qui devrait vous faire culpabiliser. Du coup, vous vous sentez doublement coupable. L'enfer. Pire, l'enfer déguisé en paradis! C'est ce que je vis en ce moment.

La cause? Le shopping, évidemment. Quoi d'autre? Je crois que c'est, avec les douleurs menstruelles et et les ampoules aux pieds, un des maux indissociables de notre condition féminine. Et voilà, j'ai à nouveau fait des folies! Oh, pas de pièce hors de prix, pas de créateur, pas de boutique de luxe. Seulement mon vice à moi. Des petites choses, accumulées les unes aux autres, et qui, mises bout à bout peuvent creuser une abîme dans le porte-monnaie.

Première scène de crime: La Redoute. Je suis dingue de la marque Soft Grey! Je vous recommande les petits pulls laine-cashmere-soie: des couleurs punchies (le corail!!), et une coupe qui tombe tellement bien qu'on a l'impression qu'ils ont été faits pour moi. En plus, y a plusieurs formes, elles sont toutes simples, et je vous jure, ça va à tout le monde! Bref, des monceaux de sacs blancs et verts qui sont tombés du ciel jusque dans ma maison à moi! Résultat: pulls col roulés, petite veste bien mode, ballerines mellow yellow, mon armoire craque!

Seconde scène de crime: Zara. Je sais pas vous, mais je trouve la collection automne-hiver sublime! Des petits pulls mêlés angora tout doux et juste poilus ce qu'il faut (non, je ne parle pas d'un mec, c'que vous avez l'esprit tordu, alors!), les couleurs inévitables, à savoir noir-et-blanc, gris, et rouge, et pas mal de références rétro, comme ces petites vestes à col rond à la Jackie Kennedy. J'ai succombé. Mon armoire déborde!

Et puis zut! La culpabilité, ça va un moment, l'enfer aussi. Je choisis le paradis!

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On va boire un coup?

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C'est pas toujours programmé. C'est souvent du hasard. La plupart du temps, à la fin d'une réunion de boulot, ou de plusieurs, quand on se retrouve sur le pas de la porte, il y en a toujours un pour sortir: "on va manger un bout?" A ce moment-là, il y a ceux "ah non, désolé, on m'attend...", ceux "je me lève vraiment tôt demain, si si, j'vous jure, faut qu'je rentre!", et puis il y a moi et les autres. Ceux qui sont toujours prêts à aller se remplir la panse et à rigoler un bon coup.

Alors on se retrouve à six ou sept dans un des bistros du quartier, italien, chinois, ou autre. Un bouy-bouy quelconque où y a de la bonne bouffe et où la bière est fraîche. Puis, quand on s'est bien repus, que notre ventre est bien tendu, un autre (ou le même) lance: "on va boire un verre?" Et en général, entre ces deux étapes, il n'y a pas de désistement. Parce que franchement, quand on est déjà arrivé jusque là, c'est vraiment pas le moment de se dégonfler, faut aller jusqu'au bout! Et même si y en a un qui fait semblant d'hésiter, c'est juste pour donner aux autres l'occasion de le supplier de rester quand même.

C'est à ce moment-là qu'on émigre vers un bar, souvent le même, d'ailleurs. On se prend un cocktail, un verre de rouge, ou une bonne binch, selon les goûts. On discute, on rigole beaucoup, et souvent, on finit par un p'tit jass (comprenez une belotte en mieux, made in Switzerland!), ingrédient fondamental d'une bonne soirée!

Ce sont des petits moments qui passent vite, trop vite. Et après presque une semaine à enchaîner tous les soirs ces sortes de faux rendez-vous, passer une soirée toute seule me paraît terrible. Je suis pathétique? Peu importe! Tout ce que je voulais dire, c'est qu'il y a des moments, comme ceux-là, où l'on se sent exister. Et on rit très fort en se projetant en arrière, on se laisse vanner parce qu'on sait que qui aime bien châtie bien, et on profite du moment présent. L'essence de la vie!

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Mon amie Nellie

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J'ai une amie à vous présenter: Nellie Mckay. Je dis amie, parce que depuis que j'écoute son disque, j'ai l'impression de faire partie de son univers.

Comment vous la décrire? Cet album est une petite merveille, un pur bijou, un condensé de tendresse, d'humour, de charme. Comme dirait Bénabar (un autre de mes amis), en le diluant dans l'eau, on obtiendrait dix disques normaux! Mon seul regret, c'est que je sais pas comment vous le mettre en live sur cette page. Mais je peux vous donner un petit lien, si vous voulez vous faire une idée vous même: foncez sur le site blogmusik, c'est une sorte de iPod en ligne. Tapez Nellie Mckay dans le truc de recherche. Y a pas une foule de chansons dispos, mais écoutez absolument le titre "David", c'est ma chanson préférée!

Il faut connaître mon amie Nellie! C'est délicieusement jazzy, mais y a pas que ça. Parmi les dix-huit chansons toutes plus savoureuses les unes que les autres, il y en a une où elle promène son chien, une autre style Eminem, registre dans lequel on aurait pas attendu une petite jazzgirl anglaise, et plein d'autres toutes différemment géniales! Et c'est surtout ça, le plus de cet album: la variété! Aucune chanson ne ressemble à une autre.

Enfin bref! Courrez, volez, rampez, faites ce que vous voulez, mais écoutez cet album, je vous en conjure!

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Je crois...

Je me lance un peu dans un pseudo-débat pseudo-psycho-philosophique, c'est vrai. Mille et une personnes ont réfléchi à la question avant moi, c'est vrai aussi. Et ma contribution à cette réflexion ne fera très probablement pas avancer le schmilblick, c'est encore vrai. Cependant, j'avoue que pour moi, la question est relativement nouvelle. Avant ça, je considérait ce problème un peu avec mépris, beaucoup avec indiférence. Elle ne me concernait pas. Cette question, la voilà:

A quoi sert la foi? En quoi, pourquoi croire?

Il y a encore quelques mois, c'était pour moi une évidence. Je croyais, un point c'est tout. Je croyais en Dieu, je croyais que Jésus, son fils avait donné sa vie pour sauver les hommes, et que chaque homme pouvait après sa mort continuer à vivre éternellement. Je croyais qu'il existait un Dieu qui m'aimerait quoi que je fasse, un Dieu qui était prêt à me pardonner mes erreurs pour peu que je le lui demande, un Dieu qui m'accompagnait à chaque instant et à qui rien n'était impossible. C'était merveilleux, cette sensation de protection, d'amour inconditionnel qui m'habitait. Cette certitude était si forte que j'était prête à la revendiquer à la première personne qui me disait le contraire, et que jamais je ne l'avais mise en doute, même lorsque mon assiduité religieuse avec baissé quelques fois. La foi était pour moi quelque chose de grand. On ne pouvait pas se poser la question puisque croire, c'était justement ne réclamer aucune preuve, mais se laisser guider avec confiance. Et j'étais convaincue que ce qui manquait au monde, c'était ça, justement, une foi entière et sincère, au lieu de toutes ces demandes de garanties et de justification que tout le monde cherche. Je me disais qu'un seul acte de foi pourrait révolutionner l'humanité.

Tout ça, c'était il y a seulement un an. Aujourd'hui, tout est différent. Aujourd'hui, je crois qu'on peut dire que j'ai perdu la foi. Les raisons en sont trop multiples et complexes pour les exposer ici. Je veux juste essayer de soulever quelques unes des questions que je me pose depuis tout ce temps.

Je ne crois plus. Toutes ces choses dont j'étais convaincue me paraissent aujourd'hui sans fondement et totalement absurdes. De plus, il y a tout un tas d'éléments religieux et dogmatiques avec lesquels je suis en désaccord. Et dire qu'avant, je méprisais les gens qui disaient qu'ils n'aimaient pas la religion à cause de tous ses principes et tout et tout. Je pensais qu'il s'agissait d'une sorte d'enfantillage tout juste digne des adolescents en quête de spiritualité différente, qui disent être athées mais proclament qu'ils deviendraient boudhistes s'ils devaient choisir une religion. Je considérais ces gens avec dédain et condescendance.

Le pire, dans tout ça, c'est que j'ai encore mes réflexes de croyante. Quand je suis confrontée à une difficulté, je me surprend à chercher du réconfort dans la prière juste avant de me souvenir que je trouve ça absurde. De même, quand quelqu'un attaque l'Eglise, j'interviens pour essayer de la défendre, avec plus ou moins de sincérité, mais le plus souvent, parce que je crois toujours fermement que la plupart des gens qui critiquent la religion le font par ignorance.

Mais la vérité, c'est que j'ai l'impression aujourd'hui d'être totalement désabusée. Je crois avoir pris conscience de certaines choses que la foi a trop tendance à simplifier. Et je me demande à quoi sert encore de croire en quelque chose. Pourquoi les gens croient-ils en Dieu? Parce que ça les rassure? Ils sont persuadés qu'il y a au moins quelqu'un qui ne les laissera pas tomber et ça les conforte? Ou bien trouvent-ils dans la foi une même réponse à toutes les questions qu'ils se posent et qui n'ont pas de solutions rationnelles? Certains croient-ils uniquement par tradition, habitude, et éducation? La foi permet-elle uniquement d'envisager la mort avec confiance?

Je croyais parce qu'il me semblait que c'était la plus belle chose au monde, que de croire sans avoir de preuve. Je sentais une indéniable présence dans ma vie, et j'était certaine de son existence. Aujourd'hui, je suis en quête de vérité. J'aimerais savoir si tous ces gens ont raison de croire, ou s'il s'agit seulement d'une fable dûe à la faiblesse humaine et à la vulnérabilité de l'homme qui a besoin de sentir quelque de supérieur à lui pour donner une direction à sa vie. J'ai besoin de découvrir si le frisson que je ressentais quand je me mettais à prier était réel, ou si ce n'était qu'un effet psychosomatique. J'aimerais connaître la vérité. Mais je ne suis plus sûre de rien. Le doute est-il le contraire de la foi? Ou bien est-ce l'ignorance?

Je ne suis pas sûre que ces questions aient des réponses. Cela veut-il dire que je me les poserai toute ma vie? Que tous ceux qui ont un avis tranché sur la question me pardonnent mes élucubrations peut-être un peu puériles. Et surtout que tous ceux qui ont horreur de ces grandes questions philosiphiques stériles me pardonnent encore plus, s'ils ont pris la peine de lire cette longue et laborieuse note jusqu'au bout. Emma Bovary n'est pas connue pour sa simplicité de réflexion, après tout...

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Road Trip

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Voilà, voilà! Je suis de retour dans le monde réel! J'ai enchaîné les séjours au loin, mais me revoilà aux côtés de mon bébé mac à moi, prête à reprendre mon activité bloguistique.

Et à peine je suis de retour, que je pense déjà à mes prochaines vacances. En fait, ça fait des années que j'y pense, mais là, peut-être bien que ça va se concrétiser dans pas trop longtemps, alors je résiste pas au plaisir d'en parler.

J'ai un vieux rêve. Un rêve un peu cliché, un peu démodé, un peu controversé, d'accord, mais un rêve qu'il faut que je réalise un jour, sinon je sais que je le regretterai toute ma vie. Je veux partir. Aux Etats-Unis. Pour voyager, et connaître enfin ce pays qui me fascine depuis si longtemps. Oh, j'y suis déjà allée, mais j'avais treize ans, on était 200, et on jouait dans une fanfare pour la grande parade de nouvel an. Alors ça compte pas vraiment, non?

Non, ce que je veux, c'est parcourir ce grand territoire en long, en large, en travers, en diagonale, et même en hauteur, si je peux. Je veux aller dans tous ces endroits dont seuls les noms me font frémir: Massachussets, Montana, Alabama, Colorado, Vermont, Texas, Missouri, Georgie... Connaître toutes ces villes, de la plus grande à la plus petite, rencontrer tous ces gens qui sont si différents les uns des autres, et de nous, manger dans une petite cafétéria de bord de route, m'étourdir sur ces longues routes dont on ne voit pas la fin, tomber par hasard sur un grand ranch où je ne verrais que des Stetsons à l'horizon, héler un taxi jaune et écouter le chauffeur pester contre la circulation, et toutes ces autres petites choses.

Je sais, j'ai des clichés plein la tête, alimentés par un flot continu de fictions médiatiques. Et très probablement, la réalité sera différente de ce que j'imagine. Je sais aussi que c'est dangereux de trop espérer de quelque chose dont on rêve depuis longtemps, parce qu'on ne peut être que déçu. Mais je n'y peux rien. Ce pays, je l'ai dans la peau depuis toujours. Je veux connaître ses habitants, leur mentalité, leurs croyances, leurs idéaux, et peut-être, peut-être, essayer de les comprendre un peu.

Je sais que je le ferai un jour, j'en suis sûre. Je partirai, je louerai ou j'achèterai une voiture, je tracerai la route, et je m'arrêterai de temps en temps pour rencontrer des gens, travailler peut-être un peu, et m'impregner de ce pays. Un jour, je le ferai.

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Pour le plaisir

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J'ai l'air d'enfoncer le clou, là, comme ça, mais je vous jure que c'est pour la bonne cause. Parce qu'une série sexy comme ça, rarement on a vu ça!

Cette jolie image tirée du générique vous en dira plus que moi. Cette série est un joyeux concentré de "Sex and the City" diluée dans un fond de "Urgences"(sans vouloir faire de comparaisons abusives). Une cuillère de drame, une mesure de dérision, une grosse poignée de charme, un soupçon de sexe, et le tour est joué! Non, non! Détromez-vous! Point de vulgarité ni de scènes impudiques. Grey's Anatomy fait plus fort que ça. Le temps d'un épisode, et devant vos yeux ébahis, mesdames et messieurs, se seront succédés des instants tour à tour tendres, émouvants, cyniques, romantiques ou drôles, le tout avec subtilité et finesse!

Non, sérieusement, juste pour passer quelques minutes de charme et d'humour avec des personnages attachants comme de vieux potes, calez-vous devant votre TV tous les lundis soirs. Et un petit tuyau: tendez l'oreille, les musiques sont de vrais bijoux!

Juste pour le plaisir!

PS: je vous jure que je ne touche pas de commission! Quoique, y aurait moyen de négocier...

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Des camélias un peu fânés

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De retour d'une semaine finalement plus campagnarde qu'alcoolisée, je me propose de vous faire un petit compte rendu de mes lectures estivales. Mais comme je lis très lentement (comprenez, le temps que ça arrive au cerveau, en été, ça fait long...), ça se résumera à un bouquin, que je m'étais promis de lire il y a longtemps, "La dame aux camélias" d'Alexandre Dumas fils.

L'histoire, tout le monde la connaît, alors on va faire court: un jeune homme de bonne famille mais désargenté, Armand Duval tombe éperdument amoureux de Marguerite Gautier, courtisane, femme entretenue, fille légère, appelez ça comme vous voulez. Ce qu'elle considère d'abord comme une liaison parmi d'autres, tourne bientôt au grand amour. Et voilà nos deux fauteurs qui décident de tout abandonner pour vivre seuls à la campagne. Mais arrive ce qui devait arriver, le père du jeune zigoto se pointe, et persuade Marguerite de quitter Armand, pour le bien de ce jeune insensé, qui pourrait bien, sinon, être complètement déconsidéré socialement. Notre courtisane au grand coeur s'éxécute, plaque brutalement son amoureux et s'en retourne à Paris vivre sa vie d'avant. Armand, dans un premier temps, cherche à se venger et la fait souffir. Mais la belle est malade et condamnée, ce qu'Armand ignore, qui s'en va pour un long périple en Orient, après s'être rendu compte du mal qu'il lui avait fait. Marguerite meurt à Paris, seule, et ruinée. Voilà pour l'histoire!

Tant de fois adaptée au cinéma, au théâtre, en ballet, et à l'opéra, l'histoire est superbe, et indémodable. Malheureusement, les personnages d'Alexandre Dumas, eux, sentent un peu la naphtaline. Le pire des deux, c'est Armand, notre grand éperdu. Stéréotype du grand héros romantique, il pleure toutes les trois pages, est susceptible comme un ado de 16 ans, et passe des pages entières à se poser trente-six mille questions du genre "Est-ce qu'elle m'aime vraiment ou bien se moque-t-elle de moi? Elle me trompe, j'en suis sûr! Elle m'a frôlé la main, c'était volontaire ou pas? Et si ça l'était, est-ce que ça veut dire qu'elle est amoureuse de moi? Est-ce qu'elle me permettra de rester? Et si je suis gentil, peut-être qu'elle me donnera un sussucre!" Bon, j'éxagère un peu, mais on est pas loin!

Et pourtant, moi, grande romantique devant l'éternel, je ne pensais pas que j'en viendrais à mépriser presque, ce héros dégoulinant de mièvrerie! Quand je lis, j'imagine tout dans ma tête: les tenues, les visages, les endroits, les décors, tout a une représentation dans mon imagination. Alors quand, au milieu du livre, je me suis rendue compte que dans mon esprit, Armand était plus petit en taille que Marguerite, je me suis dit que peut-être que le romantisme du XIXè siècle avait fait son temps. Quelle déception! Moi qui le pensais impérissable.

Reste Marguerite, sublime, digne, fière! Magnifique personnage de femme à la fois faible devant l'amour, mais forte devant le devoir et la maladie. Elle éclipse Armand, pourtant narrateur, dès les premières pages. Heureusement que le roman porte son nom!

Enfin bref! Si vous n'avez pas envie de vous farcir le bouquin (pourtant vite lu), vous pouvez vous rabattre sur une des multiples adaptations. Le film de 1937 avec Greta Garbo, le téléfilm de 1998 avec Cristiana Reali, "La Traviata" de Verdi, au rayon opéra, ou encore le ballet, joué à l'opéra national de Paris à partir du 18 septembre. A vous de voir!

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A la bonne vôtre!

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Hé hé! L'heure du départ en vacances a sonné pour moi aussi!! Je m'en vais trinquer à la canicule entre la belle Bourgogne et les châteaux de la Loire. Santé!

Du coup, et comme je m'en étais déjà plainte dans un précédent billet, je n'aurais pas de connection internet, dans ma petite bicoque campagnarde, et je ne pourrais plus vous parler de toutes ces choses follement excitantes qui font mon quotidien. Mais comme je sais déjà que ça va beaucoup me manquer (autant l'écriture que la lecture quotidienne de la fine fleur de la blogosphère), je ne serai absente qu'une seule petite rikiki semaine!

Bon, c'est pas tout ça, mais je dois aller mettre de l'aspirine spéciale gueule de bois dans ma trousse de toilette! A la revoyure!

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Cette saleté de crabe

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Je suis confrontée depuis quelque temps à une chose qui m'a toujours flanqué une trouille bleue, mais qui m'était totalement inconnue il y a encore peu. Vous savez, le crabe, cette sale bestiole qui vous bouffe de l'intérieur... le cancer, quoi!

Non, non! Rassurez-vous, ce n'est pas moi qui suis malade! C'est juste que depuis un moment déjà, c'te crustacé de malheur touche de plus de plus de personnes autour de moi: la maman d'une de mes amies, ma tante adorée, et d'autres encore. Et si j'ai décidé d'en parler ici, c'est qu'hier, j'ai déjeuné avec ma tante, et que tout ce qu'elle m'a raconté m'a fait beaucoup réflechir. Elle est arrivé belle comme un coeur, avec un air tout fragile, et une nouvelle "coupe" de cheveux. C'est qu'elle a commencé les séances de chimio il y a quelques jours. Et elle m'a tout raconté: le flip total quand tu commences à ramasser tes cheveux par poignées, la visite chez le perruquier payé par l'assurance, les tonnes de cachet que les médecins te changent sans arrêt pour adapter ton coktail, parce que "on peut pas savoir à l'avance ce qu'il vous faut, chaque personne est différente, faut faire des essais!", etc, etc.

Ca m'a foutu un sacré coup, tout ça! Une maladie qui peut vous tuer à petits feux en quelques mois, et dont le traitement est encore pire que le mal, tellement que vous devez carrément prendre une deuxième série de médocs pour lutter contre les effets secondaires des premiers! J'veux dire, vous avez déjà vu une saloperie pareille?

Je me sens complètement désarmée face à tout ça, et je ne sais pas comment aider mon amie, ni ma tante, ni toutes ces personnes sur qui tout cela se répercute. Comment réagir, que dire, que faire? Il n'est pas question que cette maladie foute en l'air la vie de ma tante, ni celles de ses filles, et de tout ce petit monde!

Foutu cancer!

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Plein les oreilles!

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American Beauty, Personnel et confidentiel, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, Lauriers blancs, Rencontre avec Jo Black, Erin Brockovich, Le monde de Nemo, La ligne verte... Quel rapport entre tous ces films, me demanderez-vous? Y a partout une énorme star! Oui... mais c'est pas ça!

Non, le lien, c'est Thomas Newman. Kicèça?? Lui, c'est le gars qui a fait la musique. Et on a beau dire, mais la musique dans un film, c'est comme le petit croco sur un polo Lacoste: on le remarque pas tout de suite, mais ça fait toute la différence!

Thomas Newman, c'est une sorte de petit génie de la musique de film. J'ai retenu son nom au premier de ses films que j'ai vu! Il parvient à vous tirer des larmes, rien qu'avec trois notes au piano. Une de ses plus belles scènes, selon moi, est dans "Rencontre avec Jo Black"! Ce n'est que mon humble avis, mais ce passage ou Brad Pitt (ce qui ne gâche rien!) soulage la douleur de cette vielle antillaise à l'hôpital est tout simplement magique! Son regard, la vielle dame, et surtout cette musique... C'est magnifique! Je pourrais vous en citer plein d'autres, de ces scènes sublimes, comme quand Grace remonte à cheval (L'homme qui murmurait à l'oreille...), ou quand Tally fait son discours tout à la fin du film (Personnel et confidentiel), et mille autres encore!

Enfin bref! Si pour vous, la musique au cinéma, c'est juste la toile de fond, si vous pensez que ça sert seulement à rapporter des sous en vendant la BO, et ben regardez une nouvelle fois un de ces films, ouvrez bien vos esgourdes, et laissez-vous emporter!"

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Internet addict!

http://www.espace-associatif-quimper.org/images/clavier-souris.jpg

Ah la la! Je vous jure, je pensais pas en être arrivée à ce point-là!

Je m'étais bien rendue compte, que depuis un certain temps, j'y passais de plus en plus d'heures. C'est vrai, j'aimais bien lire tous ces fabuleux blogs sur lesquels je pouvais me distraire, rigoler, discuter, et tout et tout! Mais là, je crois que je suis passée du côté obscur de la force!

D'abord, il y a eu la maintenance de Mabulle, hier soir. Je me suis dit, "bon, ça me donne une bonne raison pour me coucher de bonne heure, pour une fois!" Cet après-midi, quand j'ai vu que ça prenait plus de temps que prévu, j'ai commencé doucement à paniquer... Et puis ça marchait pas bien, mon admin buggait, et la tension montait, montait... Enfin, tout à marché comme sur des roulettes, et là, j'ai jubilé!

Mais ce soir, ma dépendance m'a encore piégée. Je suis allée faire du baby-sitting chez ma soeur. Je m'suis dit, "cool, y a internet, là-bas aussi, je vais pouvoir surfer toute la soirée sur mes blogs préférés!" Mais à peine arrivée, vl'à-t-y-pas que ma frangine me sort, perfide (sans le savoir, bien sûr): "ah, au fait, internet marche plus, il doit y avoir un problème..."
Noooonnn!! C'est pas vrai! Le sort s'acharne, ou quoi?

Mais mes doigts de fée (et une grande dose de bol) ont réparé tout ça! Du coup, me revoilà sur la toile! Mais tout ça m'a quand même amenée à me poser des sacrées questions sur mon addiction. Je panique dès que j'ai plus ma connection!

C'est grave, docteur?

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